brasa

la chair est rouge 

dans ces années charnières

où tout chavire

et autour de moi, vautours

se vautrent à la puanteur

de la charogne lazarienne  

.

au-dessous de l’équateur 

le péché est de plus belle roi

l’échafaud fait la loi

nul espoir, tout est foi

la chaleur qui ne cesse

qu’à coups de larmes épars

.

embrase-moi, m’as-tu dit

loin des salles climatisées 

mon regard hautain me sauve la peau

et j’avance

la peau rouge, accablée

la chair est braise, et mes tropiques

je les préfère tristes