printemps inachevés
non, ne t’inquiètes pas
je vais rentrer chez-moi
je sais quoi faire
j’en ai pris l’habitude
.
mes aveux et mes sourires
je les avalerai
contre leur venin
je me suis déjà immunisé.
mon corps désireux de tendresse
je l’enroberai
d’un duvet bleu givré
et je m’allongerai
pour élaguer
l’amour naissant, ce bourgeon effronté
qui osa pousser
au sein de mon coeur engourdi.
je me referai
aux mains indifférentes,
écoeurantes
et le lendemain
je te raconterai
mes mésaventures
comme si de rien n’était.
un à un je les relirai
ces poèmes érotiques que tu m’offris
sans émoi, sans fléchir
tout aplomb, tout sang froid